Méthodologie du commentaire philosophique
Méthodologie du commentaire de texte en philosophie
Présentation La méthodologie du texte philosophique comprend quatre moments : l’introduction, l’étude ordonnée, l’intérêt philosophique et la conclusion.
I/- L’introductionElle comporte au moins cinq moments :· Le thème : c’est le concept clé du texte. C’est le concept sur lequel porte le texte en général. Pour identifier facilement le thème, on recherche le mot qui revient à chaque fois. Le thème peut aussi se résumer autour du groupe de mots ; bref, le thème d’un texte est soit un mot ou un groupe de mots. Exemple : la conscience ; la nature humaine.· Le problème : c’est la question à laquelle répond l’auteur. En fait, c’est la question fondamentale du texte. C’est elle qui nous permet de tirer la thèse de l’auteur.· la thèse : c’est la position de l’auteur face au problème posé par le texte ; autrement dit, c’est l’idée centrale que soutient l’auteur.· La structure du texte : elle renvoie au découpage du texte. Il s’agit là d’identifier ces différents moments constitutifs. Un bon découpage doit donc respecter la procédure suivante :- Identification du moment du texte- Et l’idée qui le sous-tend
· La problématique : c’est une question qui introduit implicitement la nuance que nous apportons à la thèse de l’auteur (c’est une question qui nuance implicitement la thèse de l’auteur).· Annonce du plan : il s’agit de dire clairement la procédure que nous suivrons pour résoudre le problème posé par le texte.
II/- L’étude ordonnéeIl s’agit ici d’expliquer respectivement l’idée qui sous-tend chaque moment du texte. Cela doit se faire selon la procédure suivante :- Idée : la position qu’adopte l’auteur dans le moment d’analyse choisi. Précisons que les idées doivent être exposées selon l’ordre autorisé par le texte lui-même.- Argument : c’est l’explication de l’idée que nous avons posée.- Exemple : indiquer les termes forts qu’utilise l’auteur pour donner sens à son analyse ; il s’agit de prouver la portée des termes qu’il utilise pour renforcer sa position.
La transition : exposition claire et brève de la thèse de l’auteur, et l’introduction d’une question qui implique la nuance. L’une des formule utilisée est : certes…mais…..
III/- l’intérêt philosophiqueCelui-ci comporte deux grands moments :· Les mérites de la pensée de l’auteur : il s’agit de montrer ce que la thèse développée par l’auteur nous apporte de nouveau ; c’est-à-dire, ce qu’on gagne après l’avoir lu. montrer les mérites de la pensée d’un auteur revient donc à approfondir la thèse qu’il défend. C’es-à-dire : montrer d’abord ce que son texte ajoute à la connaissance, la morale, ou à la vie sociale. Ensuite, il faut voir comment les autres philosophes se sont prononcés sur la même thèse ; voir les penseurs qui défendent à peu près la même thèse que l’auteur du texte. Bref, les mérites se font de la manière suivant :
- Montrer ce que disaient les autres avant notamment sur le concept que développe l’auteur- Ce que l’auteur apporte de nouveau, et ce qu’on gagne.- Un auteur qui va dans le même sens
Transition : elle consiste à introduire la question nuance
· La nuance (ce qu’on appel vulgairement l’antithèse) : il s’agit de voir dans quelle mesure la thèse l’auteur peut comporter des limites. Elle se fait suivant la procédure suivante : - Idée : exposition claire de la thèse (comprise cette fois dans le sens de la nuance)- Argument : explication de l’idée- Exemple : un auteur, ou un exemple général.
IV/- La conclusionElle se fait en deux moments :· Le bilan : dire clairement la thèse de l’auteur et ses limites concomitantes· La prise de position : dire clairement l’idée que nous partageons.
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